Pour un budget 2026 réaliste : le VPM Adolphe Muzito Fumutshi scrute les ministères sectoriels en attendant l’arbitrage de la Cheffe du gouvernement
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Ça s’appelle innovation, cette nouvelle approche s’apparentant à une forme professionnelle de suivi rapproché qu’a adopté le Vice-Premier Ministre. Tenant au succès de la gouvernance budgétaire, Adolphe Muzito Fumutshi vient de lancer une série de consultations sectorielles hors pair avec les membres du Gouvernement.
« Affiner les prévisions budgétaires 2026 en prenant en compte les besoins réels de chaque ministère, avant l’arbitrage final de la Première ministre Judith Suminwa », tel est l’objectif principal de ces échanges.
Le vice-ministre au Budget, Elysée Bokumwana participe activement à ces consultations et ce, aux côtés du VPM Adolphe Muzito.
Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutshi, a pris une initiative louable matérialisée depuis ce mardi, le 02 septembre 2025. Il s’agit d’une série de consultations ciblées avec les ministres sectoriels et cella, dans le cadre du processus d’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Cette initiative innovante vise à recueillir les besoins tout comme les prévisions et priorités budgétaires spécifiques à chaque secteur, en amont des arbitrages de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.

A noter que c’est la ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires, Ève Bazaïba, qui a conduit la première équipe consultée par Adolphe Muzito. A l’issue des échanges, la ministre déléguée en charge des PVH-APV, Irène Esambo, a exprimé sa satisfaction quant à la qualité des débats.

« Dans le cadre du social, nous avons été auditionnés par le VPM concernant les crédits mis à la disposition du secteur, et je crois que l’exercice a été bien. Nous avons échangé et il y a les espoirs qui vont continuer, parce qu’il y a des précisions à donner. Il y a des équilibres qui vont être faits pour que chacun trouve son compte. Donc, d’une manière générale, nous pouvons dire que ça a été bien », a souligné Maître Irène Esambo.
S’en est alors suivi le tour du secteur de la justice, avec à sa tête, le Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui s’est félicité de l’esprit de collaboration et d’écoute dont a fait montre le VPM du Budget Adolphe Muzito.

« C’est un exercice nouveau qui consiste à recevoir les différents ministères pour discuter et faire un point final pour le budget à être arbitré par le Premier ministre. Nous avons été satisfaits de cet exercice qui est une innovation, qui nous a permis justement de donner plus d’explications sur certaines rubriques de notre budget. Je pense que nous sommes satisfaits de la manière dont l’exercice final a été conduit », a indiqué le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa.
Le ministère des Relations avec le Parlement n’a pas raté cette belle occasion qu’offre le nouveau contrôleur général du Budget. En marge des consultations, le Ministre Guy Loando Mboyo, qui s’était fait accompagner par le secrétaire général de son ministère, a salué à leur juste valeur ces échanges.

« Nous étions venus défendre notre budget. Je me suis fait accompagner par le secrétaire général de mon ministère et ça s’est très bien passé ces échanges. Voilà en substance le contenu de nos échanges avec monsieur le Vice-premier Ministre. Nous sommes encore dans un long parcours parce que c’est vrai, le gouvernement élabore, il faut le faire passer au Parlement. Après le Parlement, il faut l’exécuter. Il faut contrôler le budget », a martelé Guy Loando Mboyo.
Les discussions se sont poursuivies avec la ministre délégué en charge de la ville, qui est venue défendre le budget de l’Urbanisme et Habitat.
« Nous avons présenté les besoins du ministère, qui cadrent avec les aspirations du Gouvernement. Donc, on a parlé du budget de fonctionnement, du budget d’investissement pour ce dont nous avons besoin, pour permettre de faire avancer l’action du Gouvernement. Nous sommes un jeune Ministère, nous commençons, il faut définir la politique de la ville. Il va de soi qu’il faut qu’on se mette, qu’on réfléchisse sur l’avenir de nos villes parce que vous savez dans quel état est notre ville de Kinshasa et quelles sont les villes de l’arrière-pays. Donc nous avons l’obligation de répondre à ces besoins. Il était question de voir les prévisions, parce qu’on n’a pas beaucoup de moyens. Il faut recadrer nos aspirations par rapport aux prévisions budgétaires, et nous allons travailler avec les équipes techniques pour pouvoir avoir une bonne présentation d’ici la fin de l’année », a fait savoir Patrick Mandundu, conseiller financier de la ministre déléguée en charge de la politique de la ville.

Il sied de retenir que ces échanges individualisés ou mieux personnalisés, qui se poursuivront le mercredi 03 septembre 2025, devront permettre au VPM du Budget de mieux cerner les attentes de chaque ministère et d’ajuster les prévisions en fonction des enjeux nationaux, des contraintes budgétaires et des réformes en cours. Aussi, cette nouvelle approche se veut participative, inclusive et stratégique, afin de construire un budget plus cohérent, réaliste et orienté vers les résultats.
Tout compte fait, le Ministre d’Etat ayant le Budget dans ses attributions, devrait, pour réussir sa noble mission, mettre davantage à contribution, comme il le fait déjà, son administration qui regorge des compétences au travers de certaines Directions créées, il y a peu, dans le cadre de la réforme. Il s’agit entre autre de la Direction Générale des Politique et Programmation Budgétaire, Directions de Développement et Suivi des Performances et de la Direction des Enquêtes et Analyses Macrobudgétaires (DAEMB). Cette dernière reste une forme de police pour le maintien de la rigueur budgétaire, la contre-vérification et la sécurité budgétaire.
Placide M.
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