Projet d’extension de la capitale-RDC : Gouvernement et consortium SCSZ scellent l’avenir économique de Kinshasa
Contact rrédaction : +243 813127355
Des officiels congolais et partenaires chinois décidés à regarder dans la même direction pour doter la nouvelles extension de la ville province de Kinshasa, des infrastructures économiques, industrielles, routières voire celles en lien avec un logement digne de leur nom. Ce projet reste une nécessité, dès lors que Kinshasa (ville actuelle) fait face à plusieurs contraintes liées notamment à un déplacement massif journalier, hasardeux et désorganisé des forces laborieuses, vers le centre ville où sont consacrées la plupart des activités du secteur public et privé. À cela s’ajoute également des constructions anarchiques et à dent de scie, sans respect des normes urbanistiques, le phénomène de cohabitation avec les morgues, etc.

Pour ce faire, une convention de collaboration entre la RD Congo et le consortium Sino-Congo Special Zone (SCSZ) a été signée ce jeudi 23 octobre 2025 et ce, dans une atmosphère de solennité hors pair. La cérémonie, présidée par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, s’est déroulée à l’immeuble du Gouvernement, marquant ainsi, le lancement dans les prochains jours de la construction de la Cité Industrielle dans le cadre du vaste projet d’extension de la ville de Kinshasa vers la commune de Maluku. Plusieurs membres du Gouvernement ont assisté à l’événement, dont le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza, celui de la Formation Professionnelle, Marc Ekila, des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo, les Ministres Busa (Amement du Territoire), Justin Kalumba (PME), O’neige Nsele (Affaires Foncières) et Julie Mbuyi (Portefeuille). La coordination de ce projet stratégique est assurée par le Comité Stratégique pour la Supervision du Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa (CSSPVEK), représenté par Thierry KATEMBWE, Coordonnateur principal du projet, et le suivi est assuré par l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC), représentée par son Directeur Général, Freddy Shembo Yodi.

Le Gouvernement veut traduire en acte la vision du Président
Dans son mot d’ouverture, la Cheffe du Gouvernement a souligné que cette convention, préalablement adoptée par le Conseil des ministres, est une étape majeure dans la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement qu’elle porte. Elle a réaffirmé son rôle de garante de la bonne exécution de ce projet structurant, concrétisant ainsi la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour une capitale à la mesure des richesses et de la grandeur de la RDC.
Fiche technique d’un projet pharaonique déroulée
Le projet de la Cité Industrielle Chine-Congo, pierre angulaire de l’extension de Kinshasa, se déploiera sur une superficie de 75 km² dans sa première phase. Le projet global d’extension de la ville couvre, quant à lui, 430 km². L’investissement total pour la Cité Industrielle est évalué à 12 milliards de dollars américains, structuré en plusieurs phases de développement.
Intervenant lors de la cérémonie,le Coordonnateur principal du Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPVEK), Thierry Katembwe, a détaillé les retombées économiques immédiates. « La cité industrielle comprendra 1 200 unités industrielles et va générer près de 50 000 emplois dans un premier temps et pourrait atteindre les 150 000 emplois dans la suite », a-t-il déclaré, précisant que la jeunesse congolaise en sera la principale bénéficiaire. Il a ajouté que ce projet est un début de solution considérable pour la décongestion de la ville de Kinshasa actuelle et la création d’un nouveau pôle de développement urbain.

Le partenaire explique les contours de huit parcs industriels spécialisés
Prenant la parole, le représentant du partenaire chinois, Wang Shujun, a présenté l’architecture technique de la future cité. « Couvrant une superficie de 75 km², le projet prévoit la création de 8 parcs industriels spécialisés », a-t-il annoncé. Ces parcs seront dédiés aux matériaux de construction, à l’économie circulaire, aux produits forestiers, à la transformation alimentaire, aux technologies, aux produits plastiques, aux textiles et à l’habillement, ainsi qu’à la construction automobile et aux équipements électromécaniques.
Une urbanisation productive et planifiée
Le Ministre d’État, Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro, a, pour sa part, insisté sur la philosophie du projet. « L’acte que nous posons ce jour symbolise un choix stratégique clair, celui d’un développement urbain fondé sur la production, l’emploi et la durabilité. Ainsi, l’industrie précède la ville pour mieux la servir. C’est une logique de développement intégrée où l’activité économique génère les ressources nécessaires à l’urbanisation durable », a fait remarquer Alexis Gisaro.

Kinshasa salue un projet à la fois vital et solution
Le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, n’a pas caché son enthousiasme. « Ce projet, c’est un projet de grande envergure et nous félicitons l’État. C’est vital, c’est une solution à plusieurs maux que vit la ville de Kinshasa. On comprend déjà que c’est l’emploi qui va se dégager. Mais également des maux de Kinshasa qui sont résolus : le problème de l’extension, le problème d’embouteillages, mais également de l’urbanisation planifiée. Donc il n’y aura plus d’urbanisation sauvage », s’est réjoui le numéro un de la ville de Kinshasa.
Une feuille de route claire sur une décennie pour transformer Kinshasa
Signalons que le développement de ce projet s’étalera sur plusieurs années. Selon notre sources, les trois premières phases, dédiées à la construction et au développement, devront être achevées dans un délai de trois à cinq ans chacune. La phase finale, axée sur la modernisation, s’étalera sur 10 ans. A terme, la Cité Industrielle permettra d’assurer l’autosuffisance de 30% des besoins quotidiens de la capitale et de transformer localement 30% des produits aquacoles, forestiers et de l’élevage.

Cette signature historique ouvre une nouvelle ère pour Kinshasa, promettant non seulement de désengorger la capitale actuelle, mais aussi d’en faire un hub économique incontournable en Afrique centrale, matérialisant la vision modernisatrice du Président de la République et l’engagement réformateur de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, à travers le troisième pilier de son Programme basé sur un aménagement du territoire qui stimule la croissance.
Placide M.
Share this content:














Laisser un commentaire