RDC-pluies diluviennes : Le gouvernement accélère les travaux cruciaux sur le pont Cabu pour désengorger le boulevard Triomphal
L’épineux problème permanent de la stagnation des eaux de pluie dans la zone du boulevard Triomphal, dans la ville de Kinshasa, va bientôt appartenir au passé. C’est ce qu’a affirmé le Directeur Provincial de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), l’ingénieur Kevin BABAKA après la pluie qui s’est abattue mardi 04 novembre dernier dans la capitale.
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, par le canal du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics (ITP), John Banza Lunda, intensifie ses efforts pour achever les travaux d’aménagement du pont Cabu, véritable colonne vertébrale du système de drainage dans cette partie de la capitale.
L’ACGT a ciblé deux causes majeures aux inondations dans les encablures du boulevard Triomphal
- L’insuffisance de l’ouvrage au Pont Caby : L’ancienne buse métallique, dégradée, ne permettait plus un écoulement suffisant des eaux.
- L’occupation anarchique et l’insalubrité du canal : La présence de constructions illégales et les déversements d’immondices dans le lit et l’emprise du canal Cabu empêchent un écoulement satisfaisant des eaux de pluie.
Face à ce double défi, le Gouvernement a déployé d’importantes ressources
Il s’agit d’abord du remplacement d’Ouvrage Stratégique : Un projet majeur est en cours de réalisation au niveau du Pont Cabu. L’ancienne structure a été remplacée par un dalot suffisamment grand pour garantir un débit d’évacuation adéquat.
Puis en deuxième lieu, l’instruction a été donnée par la hiérarchie pour libérer l’emprise du Canal : Des mesures fermes sont prises pour désencombrer le canal en aval de l’ouvrage.
Expropriations et indemnisation : deux étapes incontournables
Conscient de l’aspect social de la situation, les autorités ont abordé la phase d’expropriation et de démolition avec méthode.

Le Directeur Provincial de lACGT a souligné qu’il était impossible d’agir de manière cavalière. Une équipe de l’Hôtel de Ville a été mobilisée pour encadrer le processus.
Le travail d’évaluation, l’identification des personnes affectées et la mobilisation des fonds pour leur prise en charge ont été réalisés en amont.
Les fonds nécessaires ont été trouvés. La procédure de libération du canal par des démolitions et l’indemnisation des propriétaires identifiés sera amorcée prochainement.
»La prise en charge de cette problématique est en train d’être effectuée de la manière la plus efficace. La démolition, l’expropriation, c’est une question sociale, » a précisé le représentant de l’ACGT.
Résultats tangibles et perspectives
Les premiers résultats sont déjà visibles : même si les travaux sont encore en cours et l’emprise n’est pas totalement dégagée, l’écoulement s’effectue déjà de manière plus efficace.

Il a été noté qu’après les averses, il n’y avait pratiquement plus aucune goutte d’eau sur la chaussée, signe que la nouvelle infrastructure et les efforts de désencombrement portent leurs fruits.
À noter que l’achèvement des travaux, couplé à la libération totale du lit du pont Cabu promet de rendre à la zone de Triomphal sa sérénité face aux intempéries, assurant ainsi la sécurité et la fluidité de la circulation, et améliorant significativement le cadre de vie des riverains.
Conjugués avec professionalisme, efficacité et efficience, les efforts en présence, témoignent de la volonté du gouvernement d’investir durablement dans des infrastructures de résilience face aux changements climatiques.
De la responsabilité collective
Aujourd’hui encore, la RDC est à la croisée de Chemins. La gestion coordonnée et holistique de notre cadre de vie est aussi à inscrire en lettre d’or parmi les priorités gouvernementales.
En clair, il faut impérativement mobiliser les services attitrés, leur donner des moyens consistants dans la durée tout en améliorant leur gouvernance. Dans le même ordre d’idées, il y à impérieuse nécessité d’impliquer davantage la population dans la gestion rationnelle de déchets ménagers déversés ici et là, dans la ville province. Car, chaque jour qui passe, la capitale de la RD Congo, Kinshasa voit les statistiques de se pollueurs se multiplier de manière exponentielle, détruisant ainsi notre environnement immédiat. C’est aussi une responsabilité partagée à prendre impérativement en compte.
Placide M.
Contact rédaction : +242 813127355
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