Kinshasa-zoom : Rôle de la femme dans une société à faible revenu
A Kinshasa, les femmes jouent un rôle vital dans la survie économique et sociale des ménages , malgré des conditions précaires et des inégalités persistantes dont elles sont victimes.
Dans une société à faible revenu comme Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, la femme est à la fois pilier économique, actrice socialement et vecteur de résilience communautaire. Il en découle une analyse structurée et méticuleuse de son rôle :
1/ pilier de l’économie informelle :
- 70% des acteurs du secteur informel à Kinshasa sont des femmes, en croirel’Institut National de la statistique (INS) ;
– Elles sont présentes dans les marchés (ventes des denrées, vêtements, cosmétiques), la restauration, la coiffure, la couture et les petits services.
Il sied de noterque ce secteur leur permet de générer des revenus pour nourrir leurs familles, scolariser leurs enfants et assurer les besoins fondamentaux du ménage, surtout lorsque l’homme est sans emploi. Malgré l’absence de protection sociale et de filet de sécurité néecessaire, la femme kinoise, en tout cas, celle qui est consciente de ses conditions sociales, participe activement par ses initiatives, à son épanouissement et à celui de sa famille.
2/Responsable de la gestion familiale :
- Les femmes assument souvent seules les charges des enfants, surtout dans les foyers monoparentaux ;
- Elles gèrent les ressources domestiques avec ingéniosité assurant l’equilibre entre dépenses , nutrition, santé et éducation.
3/ Actrices du changement social :
- A travers des associations communautaires, religieuses ou féminines, elles s’engagent dans des actions de solidarité (« likelemba » autrement dit tontines et ristournes), d’éducation et de sensibilisation. Par exemple l’association des mamans de la CBCO (Communauté Baptiste du Congo) à Kinshasa promeut la.cooperation et l’engagement communautaire pour le.progrès social, économique et environnemental.

Aussi, faut-il souligner quelques obstacles majeurs qui empêchent la femme à se libérer de la précarité. Il s’agit notamment :
- un faible accès à l’emploi salarié : seulement 6,4% des femmes ont un emploi formel contre 23,9% des hommes ;
– Manque d’accès au crédit, à la formation professionnelle et à la propriété foncière ;
- Discrimination systématique et normes sociales limitant leur autonomie.
En parallèle, il y a lieu de relever quelques opportunités et leviers d’autonomisation ci- après :
- Programme d’alphabétisation, de micro-finances et de formation en entreprenariat ;
– Renforcement des droits fonciers et accès aux services de santé reproductive ;
- valorisation du Leadership féminin dans les sphères politiques, religieuses et communautaires.
Enfin pour clôturer cette brève réflexion, il est impérieux de faire les recommandations suivantes pour renforcer leur impact :
1. Créer des coopératives féminines avec appui technique et financier ;
2. Intégrer les femmes dans les politiques urbaines de développement et de lutte contre la pauvreté ;
3. Promouvoir l’éducation des filles et la formation continue des femmes adultes.
Trésor MBORANDA
Rédaction : +243 813127355
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