RDC-Secteur informel : Facteur voilant le chômage déguisé dans la ville de Kinshasa
Sans risque de nous tromper, le secteur informel agit comme un voile sur le chômage déguisée, en absorbant une main d’œuvre sans emploi formel, mais non comptabilisée comme chômeuse.
Il sied de souligner qu’une analyse structurée du phénomène de ll’économie de survie reste cruciales, car elle permet de proposer quelques pistes de solution appropriées pour notamment, rendre ce secteur compétitif, formel et véritablement acteur formel du développement.
Le secteur informel : un refuge économique
Ainsi, il s’avère impérieux de relever toutefois que près de 3,4 millions d’unités de production informelles ont été recensées dans les centres urbains de la République Démocratique du Congo dont la majorité pour la plupart est dirigée par des femmes.

A Kinshasa, nous réalisons que de nombreux jeunes se tournent vers l’informel faute d’opportunités dans le secteur formel.
Cela inclut aussi parmi tant d’autres des activités comme la vente ambulante, la coiffure de rue, la réparation des téléphones ou encore le transport artisanal.
Ces activités permettent de générer un revenu minimal, mais sans contrat, protection sociale ni reconnaissance officielle.
Par ailleurs, le chômage déguisée devient une réalité masquée.
Il désigne les personnes qui travaillent sans réelle productivité ou dans des conditions précaires, souvent par nécessité.
A Kinshasa, beaucoup de travailleurs informels ne sont pas comptabilisés comme chômeurs bien qu’ils soient en situation de sous emploi ou d’instabilité chronique.
Tout cela fausse les statistiques officielles et donne une image atténuée du chômage réel surtout chez les jeunes et femmes.

Pour mener à bien cette réflexion pertinente, il y a eu des tentatives de formalisation.
Ainsi, le gouvernement congolais a lancé des initiatives pour intégrer progressivement le secteur informel dans l’économie formelle en mobilisant les Banques et les opérateurs de mobile money.
Des espaces dédiés sont envisagés à Kinshasa pour faciliter l’enregistrement, la fiscalisation et l’accès aux services financiers au profit des acteurs informels.

Enfin, pour clôturer cette cogitations d’idées et réflexions, nous abordons quelques enjeux et recommandations utiles et ce, en trois points saillants à savoir :
1. Reconnaissance du secteur informel comme un indicateur indirect du chômage permettant d’adapter les politiques publiques.
2. Il est crucial de renforcer les programmes de formation, d’accompagnement entrepreneurial et d’accès au crédit pour transformer l’informel en tremplin vers l’emploi durable.
3. Une meilleure coordination entre les ministères du travail, de l’économie et de la jeunesse serait nécessaire pour une approche holistique du développement de tout homme et de tout l’homme.
Illustrant des activités très diversifiéesées, allant par exemple des vendeurs ambulants de nourriture sur les marchés aux artisans, à l’instar des menuisiers et mécaniciens, sans oublier certaines activités de service tel que les réparations et le travail domestique, le secteur informel reste une force permettant aux ménages de tirer leur épingle du jeu en devenant résilients.
Trésor MBORANDA KIARA/COM.
Contact rédaction : +243 813127355
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