RDC-Santé : La PM Judith Suminwa réconforte les victimes de violences sexuelles à l’hôpital de Kintambo
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La prise en charge et la réinsertion sociale des femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, demeure l’une des priorités du Gouvernement central.
Aussitôt de retour à Kinshasa, la capitale de la RD Congo, après une mission intense au Kongo central, la Première Ministre a visité, le jeudi, 02 octobre 2025, le Centre Intégré des Services Multisectoriels de Kintambo.

Accompagnée du Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, et d’une délégation conduite par la duchesse Sophie d’Edimbourg, membre de la famille royale britannique, Judith Suminwa a effectué une ronde dans différents services dudit centre de l’hôpital général de référence de Kintambo.
Cette section réservée aux traitements médicaux des femmes qui ont subi des violences sexuelles dans les zones de conflit ou ailleurs, vient d’être rééquipée en matériels par le Fonds des Nations Unies pour la Population ( UNFPA).

La Première Ministre et la délégation de la duchesse d’Edimbourg ont, sur place, reçu des explications sur son modèle de fonctionnement. Les victimes y bénéficient d’une prise en charge médicale, psychologique, ainsi que d’une assistance juridique et d’une réinsertion socioéconomique et scolaire en cas de besoin.

Visiblement solidaires vis-à-vis des patientes trouvées sur place, la Cheffe du gouvernement et la duchesse britannique se sont entretenues avec une dizaine de femmes victimes de viols, loin de regards indiscrets pour écouter leurs histoires et leurs préoccupations
Les survivantes de viols redevenues micro-entrepreneuses
A noter que grâce à un tour de propriété effectué au stand d’exposition des œuvres de femmes réinsérées par le Centre Multisectoriel de Kintambo, que la Première Ministre et la délégation de la duchesse d’Edimbourg ont clôturé leur visite. On y a justement exposé des sacs, bracelets, bandeaux de tête, yaourts, paquets de bananes plantains en chips et légumes variés, produits des mains de ces femmes résilientes ; preuve de leur savoir-faire et de leur détermination à se reconstruire et à continuer à vivre malgré tout le traumatisme vécu dans leur propre chaire.

Depuis presque 28 ans, la RD Congo a été plongée dans un cycle d’instabilité, de création de groupes armés et de résurgence des organisations rebelles. Une démarche à l’origine de plusieurs cas d’atrocités voire des violences sexuelles, au point de faire de nombreuses victimes parmi les femmes, enfants et les personnes de troisième âge. Une situation qui oblige la communauté tant nationale qu’internationale à faire valoir les instruments nationaux et internationaux pour assurer d’avantage la protection de ces catégories sociales, la prise en charge psychologique et la réinsertion sociale de victimes. A celà s’ajoute aussi la poursuite des auteurs de ces actes deshumanisant et la restauration de l’autorité de l’Etat..
Placide M.
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