RDC : Les administrations de la Prévoyance sociale et du Budget apportent leur appui à l’implémentation de la couverture Santé Universelle
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Dans le cadre de la couverture Santé Universelle, où l’on veut que l’offre de santé soit de qualité et qu’une assurance obligatoire, selon la vision du Chef de l’Etat, la Coordination nationale de la Couverture Santé Universelle avait créé au moins, une vingtaine de commissions dont celle de la Demande des soins et Planification par rapport à la couverture. C’est dans ce cadre que les responsables des Directions d’Etudes et Planification de différents Secrétariats généraux membres de cette commission, se sont donné rendez-vous, dans la salle de réunions de l’administration du Budget située au 6ème étage de l’immeuble Ubangi. Précisons que la réunion y relative a été présidée par le Docteur Emmanuel LUKOMBE BALAMUTSHO, Président de la Commission Demande et Planification dont le Secrétaire Général du Budget est la deuxième personnalité.

Au total, vingt et un Secrétaires généraux devrait participer activement à cette commission.Selon notre source, chaque Commission a l’obligation de résoudre les problèmes qui sont liés à la santé de leurs travailleurs et leurs services, et elle a aussi de la matière à apporter.
« Dans la Couverture Santé Universelle, on veut que les soins de santé soient de qualité, d’une part, et qu’il ait l’assurance maladie obligatoire, d’autre part. On doit savoir au moins, comment rendre ça opérationnel », a précisé le Président de la Commission.
Soins sans discrimination
Lorsqu’on parle de la demande, on voit toutes les couches de la population en commençant par les enfants, les bébés…tout le monde a besoin des soins.
Par rapport à l’organisation de la demande, on doit plus travailler avec des mutuelles par ce qu’avec elles, on a des assujettis et on organise des soins, a indiqué le numéro un de la Commission.
Pour ce qui est de l’offre organisée par le Secrétariat général de la Santé, il est impérieux de savoir au moins là-où la population doit accéder aux soins. Il n’y a pas d’exclusion. Tout le monde est concerné, avons-nous appris.

Quid du lancement des activités de la Commission « Demande et Planification » ?
Il sied de noter que les réunions ont commencé depuis 2021 et ce, dans le but notamment d’assurer un suivi-rapproché des recommandations, des actions à mener et des objectifs à atteindre. Cependant, il y a nombreux accueils. « On évolue à pas de tortue par ce qu’il n’y a pas implication de tous les Secrétaires généraux. Sur les vingt et un Secrétaires généraux, il n’y a que dix ou onze qui répondent par ce qu’il n’y a pas une bonne vulgarisation. Pour le moment, on dira qu’il n’y a pas une implication totale du fait que les Secrétaires généraux ont le rôle de l’Administration ; ils doivent tenir des personnes mises à leur charge. Malheureusement, la mission n’est pas encore bien perçue », a souligné le Docteur Emmanuel LUKOMBE BALAMUTSHO.

Selon le Président de la Commission Demande et Planification, on est à l’étape où, il faudra multiplier la campagne de sensibilisation pour que les responsables des structures, surtout les Secrétaires généraux adhèrent à la vision.
Défis à relever à terme
C’est depuis le 05 septembre 2023 que la République Démocratique du Congo, a officiellement procédé au lancement des premières composantes de la Couverture Santé Universelle (CSU) et ce, avec la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né. Il est à noter qu’il n’est pas question d’un lancement global unique, mais plutôt d’un processus progressif. Ledit processus est soutenu par l’approbation du Plan Stratégique National pour la CSU en décembre 2021 et la promulgation de l’Ordonnance-Loi modifiant la loi sur la santé publique en mars 2023 en vue d’intégrer la CSU.


La gratuité de la maternité est déjà palpable au niveau de la population, bien qu’il n’y a pas encore beaucoup d’adhérents du fait qu’on s’est limité au niveau des structures fonctionnelles. Jusqu’à présent, les structures privées ne sont encore impliquées. Au regard de cet obstacle et pour une prise en charge ou encore une couverture plus large, la Commission Demande et Planification a formulé les vœux de voir les personnes physiques se reconstituer en association comme par exemple des motocyclistes et maraichères. « Si toutes les couches de la population arrivent à adhérer à une mutualité, on aura à réussir. Il y a lieu de dire que la Couverture Santé Universelle est une réalité qui est encore à ses débuts », a rappelé Monsieur le Secrétaire général à la Prévoyance sociale, le docteur Emmanuel LUKOMBE.

S’adressant à la population, le Président de la Commission Demande et Planification a fait savoir que, par rapport à cette assurance de santé obligatoire, le canal reste la mutuelle de santé tout en citant le cas de la MSP, une mutuelle de santé qui prend en charge les enseignants.
Signalons que lorsqu’on parle de la Couverture Santé Universelle, on ne voit pas un individu, mais des communautés et associations organisées.
A la question liée à la contribution des bénéficiaires, nous apprenons qu’il est prévu le prélèvement de 2% pour notamment tout fonctionnaire couvert par ce système. C’est le Fonds Solidarité Santé (FSS) qui est habileté à collecter tous les fonds.
Administration du Budget, un rôle technique majeur dans la CSU
L’apport du Ministère du Budget aux côtés de celui de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance Sociale n’est pas le moindre. Les deux administrations travaillent en parfaite collaboration pour l’accès à tous aux soins de santé. « Le rôle du Ministère du Budget dans cette rencontre Couverture Santé Universelle, est une initiative du Chef de l’Etat permettant à toute la population congolaise d’accéder à des soins de qualité. C’est dans ce cadre que toutes les administrations sont convoquées pour participer aux travaux qui se déroulent au niveau de la coordination CSU pour arriver à implémenter ce système qui est beaucoup plus pour l’ensemble », a indiqué Monsieur Jean-Bosco RHUGAMBA BAGALWA, Directeur-Chef de service d’Etudes et Planification de l’Administration du Budget.

Cette administration apporte également un support technique en lien entre autres avec les recettes ou dépenses. « Le Ministère du Budget a pour rôle de donner un avis à toute action ayant une incidence financière sur les finances publiques », a-t-il ajouté.

Signalons que la Commission numéro 3 relative à l’organisation de la Demande des soins et de la Planification se réunit de manière rotative. A en croire le Directeur de la DEP-Budget, « les défis sont énormes, dans la mesure où, il faut sensibiliser toute la population pour adhérer à cette initiative du Président de la République qui consiste à amener toute la population à accéder aux soins de santé de qualité de manière équitable, sans que cela puisse entrainer des ruines financières ».

Appelé à d’autres charges administratives contraignantes, Monsieur le Secrétaire général du Budget, NKE SANA MOKO Pierrot y a été représenté en date du 25 septembre 2025, par le Directeur-Chef de service de la Coordination Informatique Interministérielle (CII), Sylvain IBONDO NTAMBWE.
Placide M.
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